Depuis le mercredi 17 juin 2026, Uccle connaît une vague de chaleur exceptionnellement précoce. Ce n’est qu’en 1922, 1947, 1998, 2006 et 2023 que des vagues de chaleur ont débuté encore plus tôt. La vague de chaleur de 1998 reste toutefois un cas particulier, puisqu’elle avait déjà commencé le 9 mai.
Les vagues de chaleur précoces restent rares à Uccle. Depuis le début des relevés, 51 vagues de chaleur ont été enregistrées, dont seules seize ont débuté avant le 1er juillet. La référence historique reste toutefois la vague de chaleur du 22 juin au 8 juillet 1976, avec quinze jours consécutifs où la température a dépassé les 30 °C. Seule la vague de chaleur de 2019 a été plus intense, mais elle a duré nettement moins longtemps.

Si, cette semaine, on enregistrait cinq jours consécutifs avec au moins 30 °C, ce serait une première à cette période de la saison. Il est également possible que nous établissions un nouveau record de la température maximale journalière enregistrée en juin à Uccle. Si la température prévue de 37 °C est atteinte jeudi, le record de 36,8 °C mesuré le 27 juin 1947 sera battu. Le top trois des températures maximales les plus élevées enregistrées en juin est complété par 34,2 °C le 28 juin 1947 et 34,2 °C le 28 juin 2011.
Des records de température minimale pourraient également être battus. À ce jour, la température minimale moyenne du mois de juin 2026 à Uccle s'élève déjà à 12,8 °C, soit un niveau supérieur à la valeur normale qui est de 12,0 °C. Le record actuel, établi en 2023, est de 14,5 °C. Ce sont toutefois les températures nocturnes exceptionnellement élevées de la semaine dernière qui retiennent le plus l'attention. Une nuit chaude est définie comme une nuit au cours de laquelle la température minimale ne descend pas en dessous de 15 °C. Depuis le mardi 16 juin, sept nuits chaudes ont déjà été enregistrées à Uccle et, selon les prévisions actuelles, la température minimale devrait rester au-dessus de ce seuil jusqu’à la fin du mois. Cela indique une série exceptionnelle de nuits chaudes, ce qui renforce encore davantage l’impact de la vague de chaleur sur l’homme et la nature, car la nuit n’apporte pratiquement aucun rafraîchissement.

Bien que de tels records soient remarquables sur le plan météorologique, ils ne constituent pas une bonne nouvelle. Les vagues de chaleur précoces et intenses accentuent la pression sur la santé publique, la disponibilité en eau et la nature, et augmentent le risque de sécheresse et de stress thermique. Le fait qu’une vague de chaleur de cette ampleur se produise dès le mois de juin s’inscrit d’ailleurs dans la tendance à des pics de chaleur de plus en plus fréquents et extrêmes observés en Belgique au cours des dernières décennies.